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Mai 1999
Commutation
de la voie de retour
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De
nos jours, on pousse les opérateurs de câbles à «nettoyer»
la bande de retour de 5-42 MHz afin d'alimenter cette courbe spectrale
avec des services en amont planifiés tels que la téléphonie
IP et les données haute vitesse (HSD). Une fois que les noeuds
sont conditionnés et que le feu vert est donné pour le déploiement
de ces services, la maintenance de l'intégrité du réseau
devient une question primordiale. Il revient ensuite au groupe de l'ingénierie
de trouver des outils plus rapides, plus rentables et moins perturbateurs,
qui l'aideront à atteindre ce but.
Le
problème est celui de l'interférence, et il peut se présenter
sous diverses formes : distorsion de la voie commune, bruits impulsifs
(HAM, CB), équipement du client, etc. N'importe laquelle de ces
interférences peut entraîner une perte du trafic de données,
essentiel au maintien des nouveaux services. Si l'interférence
est grave, elle peut se propager à d'autres noeuds au niveau du
réseau combinateur, entraînant la défaillance de grandes
parties du réseau.
Les méthodes
conventionnelles exigent temps et personnel; elles sont intensives et
intrusives
À
l'heure actuelle, la méthode d'identification et de localisation
d'une interférence est d'abord utilisée à la tête
du réseau. Le technicien vérifie chaque nud à
la recherche d'une interférence, en suivant une procédure
de maintenance périodique ou en répondant à une demande
de dépannage. Pour cela, il doit connecter un analyseur à
un point de mesure à la fois et interpréter les résultats
obtenus. Ce processus peut à lui seul prendre plusieurs heures,
selon le nombre de noeuds et le temps de parcours. Une fois l'interférence
identifiée et une réparation jugée nécessaire,
le problème est soumis aux techniciens itinérants afin d'être
résolu. En règle générale, le technicien tente
de localiser la source de l'interférence, en procédant par
élimination. Il commence au niveau du noeud, en enlevant les atténuateurs
de chacune des lignes d'alimentation du nud, jusqu'à ce que
l'interférence disparaisse. L'interférence est ensuite délimitée
à un secteur de distribution. Puis, en procédant en aval
à partir du noeud, le technicien fixe son attention sur le prochain
dispositif actif (l'amplificateur de ligne) et répète le
processus. Il peut s'avérer nécessaire de vérifier
deux ou trois dispositifs actifs avant de pouvoir isoler l'interférence
sur un seul segment de distribution. Il s'agit ici de la partie du processus
qui prend le plus de temps, étant donné que chaque segment
de distribution peut comporter jusqu'à quatre dispositifs actifs
et 30 dispositifs passifs ou plus (prises multiples, coupleurs, répartiteurs).
À ce niveau-ci, il est habituellement nécessaire d'enlever
les composantes le long de l'alimenteur (commutateurs tactiles, panneaux
de couplage) et de couper en même temps l'alimentation et la transmission
RF en aval.
Cette
procédure comporte certains défauts :
- Elle
prend du temps. Si l'on utilise cette méthode, il faut compter
au moins deux heures pour confirmer qu'il y a bel et bien un problème
à la tête de réseau et plusieurs heures, voire des
jours, sur place, pour isoler l'interférence.
- Elle
exige une interruption de service. Les clients CATV et HSD existants
n'auront pas accès à leurs services pendant que les techniciens
du câble s'affairent à trouver l'interférence.
- Elle
est réactive. Le
câblodistributeur réagit à une situation qui cause
peut-être déjà des problèmes à sa
clientèle.
- C'est
une technologie rudimentaire. Cette technologie ne répond
pas très bien aux besoins des clients en matière d'applications
de voie de retour, telles que la transmission des données sur
câble.
Commutation
de la voie de retour
Pour obtenir
une commutation de la voie de retour, il faut segmenter, de façon
électronique et en petites cellules, toute l'installation de télédistribution,
dans le but de localiser rapidement soit une interférence potentiellement
destructive ou d'autres dégradations sur la bande de retour. Ce
processus peut être géré à distance, et l'on
peut visualiser les résultats à partir de un ou de plusieurs
emplacements. La commutation de la voie de retour permet au personnel
technique de chercher rapidement une interférence sur une installation
de télédistribution, sans interrompre les services existants
en amont ou en aval.
Commutation
de noeuds
La
première phase porte sur le couplage d'un dispositif de commutation
«intelligent» en tête de réseau ou au niveau
du concentrateur, avec des points de mesure au niveau des récepteurs
optiques. Cela offre à l'opérateur une «visibilité
sur demande» de n'importe quel noeud du réseau de câbles,
à partir d'un point central. Cela permet aussi à de multiple
sites de noeuds de partager un analyseur, éliminant ainsi le besoin
d'installer un analyseur dédié à chacun des concentrateurs.
En contrôlant les commutateurs à l'aide d'un programme logiciel
intuitif, l'opérateur peut effectuer des recherches stratégiques
sur le système, tout en visualisant les résultats de la
recherche sur l'afficheur d'un analyseur de courbe spectrale intégré
à l'application. Cela peut faciliter l'automatisation des recherches
de noeuds suspects et fournir des conditions d'alerte 24/7 qui signalent
aux techniciens «sur appel» des problèmes potentiels.
Diagramme
type d'un réseau de câbles

Commutation à distance
Une
visualisation au-delà du noeud exige l'installation de dispositifs
de commutation à distance. Les modules sont logés, dans
un boîtier adapté à l'environnement, similaire à
un coupleur de lignes, et sont installés à des emplacements
stratégiques du noeud, en commençant à chacune des
sorties coaxiales du receveur optique, puis à chaque amplificateur
de distribution et aux répartiteurs de lignes principales. Plus
les modules sont éloignés dans le réseau, plus la
cellule d'isolation de l'interférence est réduite.
Positionnement
type de modules de commutation à distance sur un réseau
de câbles

Pour
repérer la source de l'interférence à l'aide des
modules sur place, on doit commuter de façon sélective un
atténuateur de 6 dB. Des épreuves techniques ont démontré
que ce type de commutateur est non destructif et qu'il n'affectera pas
les services HSD. Dans les emplacements où il y a de graves problèmes
d'interférence ou encore où les services n'ont pas encore
été déployés, il est possible de fermer temporairement
la bande 5-42 MHz. Les résultats liés à la commutation
à distance sont affichés sur un analyseur de courbe spectrale,
aux fins d'interprétation. Lorsque l'interférence est réduite
de 6 dB ou qu'elle disparaît (selon l'option choisie), il s'agit
alors de commuter des dispositifs plus profondément dans les installations,
de façon à localiser le point d'origine de l'interférence.
Une
fois que la source de l'interférence a été localisée
dans un certain secteur de distribution, les techniciens sont envoyés
sur place. Dans tous les cas, une personne seule peut effectuer ce processus
de test et de localisation à partir d'un seul emplacement.
Surveillance
de la voie de retour
Un
système de surveillance automatisée de la voie de retour
est aussi utilisé pour la commutation à distance. Il s'agit
d'une approche proactive de maintien de l'intégrité du réseau.
Après avoir établi les paramètres d'alerte de chaque
nud, le logiciel de contrôle balayera, à un taux prédéterminé,
tous les noeuds de l'installation de télédistribution. Une
fois qu'une alerte a été signalée, le logiciel peut
lancer des procédures d'escalade basées sur la gravité
de l'interférence. Cette condition d'alerte passe de la simple
alerte affichée à l'écran à l'appel d'un technicien.
Si
un technicien reçoit un appel, il entre en contact avec le logiciel
de contrôle via un modem ou une connexion réseau local (TCP/IP)
et interroge le système au sujet de l'alerte. Il peut extraire
une trace après alerte pour déterminer le type et la gravité
de l'interférence. Une fois sous le contrôle du système,
les modules sur place sont commutés pour repérer la source
exacte de l'interférence dans les installations.
À quel
prix?
L'implantation
de ce type de système comprend des coûts, mais les épargnes
en matière de temps de localisation du problème, de plusieurs
heures à quelques minutes, sans interrompre les services payants,
sont considérables. Les techniciens peuvent, à partir d'un
seul emplacement, effectuer des tests exhaustifs sur la voie de retour.
Le système est également évolutif; il est donc possible
d'y faire des ajouts selon les besoins, poussant ainsi la localisation
de l'interférence encore plus profondément dans les installations
de télédistribution.
Ce
système revêt une grande importance, car les clients actuels
ne sont pas affectés de façon adverse par ce processus.
Dans un souci de dégager la voie de retour, le démantèlement
d'équipement effectué dans le but de rechercher une interférence,
peut être perturbateur pour le petit câblodistributeur.
Les
méthodes conventionnelles de localisation de la source d'une interférence
sont certes efficaces, mais elles demandent beaucoup de temps et de personnel
et sont frustrantes du point de vue technique. Les fonds investis dans
une installation de dispositifs de commutation «intelligents»,
sur un réseau de distribution, sont vite rentabilisés, si
l'on considère la possibilité d'interroger rapidement le
réseau et d'isoler les problèmes de voie de retour avant
qu'ils n'affectent les clients.
Des
installations de retour dégagées et fiables constituent
un facteur clé pour le câblodistributeur qui désire
des rentrées supplémentaires de revenus de nouvelles applications.
La solution
: la commutation à distance de la voie de retour
Grâce
à CLEARPathMD, les gestionnaires de réseaux de câbles
ont maintenant accès, à un coût raisonnable, à
une technologie de voie de retour et à des produits évolutifs
qui surveillent les interférences et qui les décèlent
rapidement au-delà du noeud.
Le
système CLEARPath d'Electroline, muni d'un module de voie de retour
CPM, d'un sélecteur de point de mesure (TPS) et d'une interface
graphique connue sous le nom de CIM (Cable Ingress Management), représente
une faible dépense en capital avec un taux de rendement d'investissement
impressionnant. Le logiciel CIM, utilisé de pair avec pratiquement
tous les types d'analyseurs de courbe spectrale, permet aux gestionnaires
d'examiner n'importe quelle portion des installations à partir
d'un seul point central et de grouper rapidement les dégradations
de voie de retour, assurant ainsi le déploiement réussi
de nouveaux services.
Méthodes
de commutation conventionnelles par rapport aux méthodes à
distance
|
|
Méthodes
conventionnelles |
Commutation
à distance |
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Coûts
d'investissement
|
Bas
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Coût
d'investissement initial
|
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Coûts
d'exploitation
|
Élevés
|
Bas
|
|
Résolution
des problèmes
|
Lente
et perturbante
|
Rapide
et non intrusive
|
Les questions
de temps, de coûts et de souplesse sont évidemment primordiales
à partir du moment où les gestionnaires de réseau
commencent à utiliser la voie de retour : il faut répondre
actuellement à un besoin clairement identifié et urgent
qui se fait sentir en matière d'outils adéquats pouvant
répondre aux exigences croissantes des applications actuelles,
surtout dans le domaine de la communication des données.
Fort
heureusement, ces outils existent déjà pour remplacer les
méthodes conventionnelles de diagnostic des interférences
sur câbles et relever les défis qui se font de plus en plus
nombreux.
Le
système de surveillance des interférences sur câbles
d'Electroline, jusqu'à ce jour inégalé sur le marché,
est en mesure de relever ces défis.
Pour de plus amples
renseignements :
Équipement Electroline Inc.
8265, boul. St-Michel
Montréal (Québec)
Canada H1Z 3E4
Tél. : (514) 374-6335
(Numéro sans frais : 1 800 461-3344)
Téléc. : (514) 374-9370
Courriel: Demande de renseignements
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